"Catch-Impro", mode d'emploi...
Le principe
Deux duos de catcheurs improvisateurs s'affrontent pendant 2 rounds de 45mn, sous la houlette d'un arbitre implacable. C'est le public qui détermine le couple gagnant...
Le décor
Placé au centre du public, un ring surélevé de 4M x 4M, trône au milieu de la salle. Au bord de celui-ci, sur deux côtés opposés et en contrebas, deux bancs accueillent les catcheurs. Le troisième côté est occupé par la table de l'assistant de l'arbitre et enfin, en fond de salle, un espace est reservé au DJ.
Les équipes
Elles sont composées d'un duo de comédiens ou comédiennes et s'inspirent, la plupart du temps, d'une catégorie socio professionnelle (les Pacificateurs militaires, les Bouchers, les Chimistes), d'une époque ou d'une ethnie (les Rodéos Rangers, les Vahinées, les Marquis) ou représentent une «attitude» (les Félines, les Dystroyers, les Surfers).
L'arbitre
L'arbitre est garant du cérémonial et du rythme du spectacle : il appelle et renvoie les équipes, annonce le début et la fin des impros et fait voter le public tout en «drivant» son Staff (assistant, DJ, Bunnies et Men in BLack).
Il est aussi responsable de la préparation du spectacle : il prévoie les défis que les catcheurs relèvent tout au long de la soirée et va parfois jusqu'à leur imposer des accessoires !
En bref, son rôle est de faire respecter le règlement officiel du catch-impro, règlement que vous pourrez trouver dans le... euh... non, que vous ne pourrez trouver nulle part.
Le DJ
Le DJ tient un rôle de "MC". Son sens du rythme et de la fête lui permettent de diffuser bonne humeur et incontournables tubes sans jamais (oh, grand jamais !) laisser retomber l'ambiance de la soirée.
Il agit sous les signaux et la responsabilité de l'arbitre mais garde une certaine autonomie en matière de... "look" (nous déclinons toute responsabilité en cas de d'entorse de l'oeil ou de fracture du goût).
Les Bunnies
Douces comme des lapereaux et vives comme de châtons, ces "oreilles" attentives ont un rôle d'hôtesse auprès du public. Présentes à l'accueil dès l'arrivée des spectateurs, elles sont aussi "Barmaid" lors des temps morts.
Qu'on ne s'y trompe pas, ces "playmates" à pattes de velour, font, à leur humble et féline manière, partie intégrante du show.
Les "Men in Black"
Ils sont les "bodyguards" des catcheurs et de l'arbitre, une sorte de service d'ordre de pointe qui prévient les débordements et maintient un calme relatif tout au long de la soirée.
Peu abordables et définitivement glaçantes, ces "armoires" impassibles gardent leurs méthodes très secrètes.
Nous savons maintenant (de source sûre) qu'elles relèvent de techniques extra-terrestres tout a fait novatrices de part leur archaïcité.
Le déroulement
La présentation : Sur une musique envoûtante et dans une ambiance "chaude à souhait", l'arbitre entre et ouvre le bal avec l'explication du déroulement de la soirée.
Pendant que les "Men in Black" tentent de maitriser la foule en délire, il explique au public le principe du vote et procède à la présentation des équipes "en bonne et due forme".
Lorsque les groupies cessent de hurler, le spectacle peut commencer.
La première mi-temps : L'arbitre coupe la musique d'un geste net et précis. Il annonce le numéro de la reprise, le thème et le style de l'impro (il intervient ensuite si le style nécessite un tirage au sort ou quelques explications), enfin il invite le public à l'inéluctable décompte : « tous ensemble, 5,4,3,2,1, catch ! ». L'impro commence.
L'arbitre annonce la fin l'impro puis engage le public à trancher en faveur de l'une ou l'autre équipe. Il juge "à vue" du vote afin d'attribuer le point, puis, après une courte transition musicale, annonce de la reprise suivante. Après 45 minutes d'impro, la cloche retentit : c'est la pause. Les catcheurs regagnent leurs loges et les spectateurs... le bar !
La pause : d'une durée d'environ 10 à 15 mn suivant l'affluence, elle permet aux acteurs et aux spectateurs de souffler un peu. Une buvette et un stand de T-shirts et affiches à vendre sont mis en place.
La deuxième mi-temps : se déroule exactement comme la première !
La clôture : le catch s'achève après un second round de 45 minutes. L'arbitre prend connaissance du score auprès de son assistant et appelle les catcheurs au centre du ring afin d'annoncer les vainqueurs du soir. Chaque spectacle se termine par l'annonce de la rencontre suivante et une séance de dédicace des vainqueurs et/ou... des perdants !
Les "Teams"
Les "Rock Moovies", duo disco avec Pamela La Palme et Frédéric Guittare :
Pamela La Palme est née à Cannes en mai 1964, des œuvres adultères d’une femme de chambre de l’hôtel Carlton et d’un célèbre acteur américain invité au festival. Elle est élevée par sa mère, dans la plus pure tradition de la femme fatale destinée au métier de sex-symbol. Elle décide ensuite, à l’âge de 18 ans, de partir sur les traces de son père : c’est tout naturellement, qu’elle se retrouve à Hollywood, où elle rencontre les plus grands acteurs. Un soir d’été, alors qu’allongée sur une plage de sable fin reconstituée pour le tournage de la célèbre série « Alerte à Malibu » où elle fait de la figuration, elle a la révélation qui va changer sa vie : apparaît devant elle « Gold Winner», célèbre catcheur Sarthois, également chevalier des Arts et des Lettres. Le coup de foudre est immédiat : quelques heures plus tard, vêtue de son simple maillot de bain, elle débarque sur la piste de l’aéro-club du Mans accompagnée de son bien-aimé. Elle décide alors de créer « Catch Impro » qu’elle jouera dans le monde entier en duo avec Gold Winner. A la suite d’une réplique malheureuse, l’émotion produite cause à son compagnon la perte de l’usage de la parole : il doit être remplacé. Pour finir, elle est présentée à Frédéric Guittare, après l’un de ses concerts : elle décide de s’associer à lui. Depuis, ils forment une équipe dotée d’un palmarès considérable.
Frédéric Guittare est né à Villaines les Rochers en 1953. En 1969, il monte à Paris pour tenter sa chance dans la chanson. Au bout de deux ans et d’une énième audition foirée, il rencontre Pascal Sevran dont il deviendra le secrétaire. Lors d’une soirée chez ce dernier, Frédéric est présenté à Dick Rivers qui préparait sa tournée aux USA. Bien décidé à partir au pays du rock’n roll il propose ses services à Dick qui l’emmène avec toute son équipe. Au cours d’un passage à Las Vegas en 1976, Frédéric a la révélation de sa vie : dans les toilettes d’un célèbre casino où se produisait Elvis Presley, Guittare échange quelques mots avec le King venu soulager entre deux chansons une envie. Depuis cet instant, Frédéric Guittare décide d’incarner le King français. De retour en France, il participe à toutes les manifestations de rock dont la plus célèbre : les « Boules d’or » du Mans. A la fin de l’un de ses concerts, il rencontre Pamela La Palme revenue tout droit d’Hollywood à la suite de son célèbre spectacle « Catch Impro ». Le courant passe très vite entre eux : depuis, ils font équipe dans cette discipline qu’ils maîtrisent parfaitement.
Les "Black Candies", duo d'enfer avec Josie 100 000 Volts et Orphélia de Winterzeit :
Josie 100 000 Volts : Née à Dunkerque en 1982 d’un père pêcheur et d’une mère sans emploi, celle qui s’appelle à l’époque Josiane Van Root grandit au sein d’une famille très modeste. Après un CAP en alternance d’écailleuse/poissonneuse, elle peine à trouver du travail mais arrive finalement à entrer chez Métaldur, fonte d’alliages et de poutrelles. Elle y devient cantinière et sert les repas à des milliers d’ouvriers affamés tous les midis. Mais la crise de la sidérurgie bat son plein, les temps sont durs pour Métaldur et l’usine ferme. Josiane se retrouve licenciée. S’ensuit une période difficile où s’enchaînent les petits boulots. D’abord dame-pipi dans la brasserie du port elle finit hôtesse dans le bar d’ambiance Les Trois Marins et prend peu à peu ses habitudes avec le monde de la nuit de Dunkerque. C’est aux Trois Marins qu’elle rencontre l’amour de sa vie : Juan Jose Harizos dit El Vengador, catcheur mexicain alors en tournée européenne. Le coup de foudre est réciproque et très vite Josiane devient à la fois l’épouse et la fidèle assistante de Juan Jose. Elle le suit et l’encourage dans tous ses matchs. Le matin du 14 février 2004, c’est le drame. En allant acheter des haricots rouges pour confectionner à sa belle une spécialité de son pays en ce jour de Saint Valentin, Juan Jose se fait renverser par un camion EDF. Il meurt sur le coup. Josiane, désespérée, décide cette fois-ci qu’elle ne se laissera pas abattre par la vie : elle prendra la relève et deviendra la plus grande catcheuse du siècle. Elle change alors de nom et devient Josy 100 000 volts, en souvenir du terrible accident qui tua son mari. A force d’entraînements acharnés et d’une volonté de fer, elle remporte nombre de victoires locales, puis nationales et en moins d’un an, c’est déjà la consécration internationale ! Josy a transformé sa misère et son désespoir en une rage de vaincre absolue ! En janvier 2006, elle croise la route de Sylvanie Tournet dans une improbable circonstance à Saint-Germain-Le-Fouilloux. De leur amitié à toute épreuve naîtra un des plus grands duos de catch de l’hexagone.
Orphélia de Winterzeit : C’est par une froide nuit de mai de 1975*, dans l’un des « pavillons sur trompe » du Château du Boschet de Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine) que Sylvan T., fils caché du riche propriétaire des lieux, Monsieur T., pousse son premier « cri », quelques heures avant le lever du soleil. Sa mère, Patricia (Mme T. née Q. sous X), rejetée par son mari à force d’infidélités, réside dans l’un des bâtiments de servitude attenant à la demeure et n’a (hélaaas) pas le temps de prévenir de l’arrivée précipitée de sa progéniture. Elle accouche seule de ses jumeaux dans un couloir, sur un tapis persan d’une valeur de 35 000 francs. Violine, la sœur de Sylvan, meurt sur le coup, étranglée par le cordon ombilical de son frère mais Odette, une des femmes de ménage du château qui trouve Patricia étendue sur le sol, appelle le médecin de Plechatel qui arrive à temps pour sauver la vie du petit Sylvan. Il ne pourra rien en revanche pour la pauvre mère qui meurt, à l’aube, des suites d'une hémorragie de la délivrance.
Lorsque Monsieur T. apprend la terrible nouvelle, il pleure sept jours et sept nuits puis tombe dans une profonde dépression qui le conduira, lentement mais sûrement, vers un fatal suicide 18 ans plus tard.
Par peur du « qu’en-dira-t-on », il se cloître chez lui, refuse de laisser sortir son fils et finit par sombrer dans un alcoolisme morbide ; c’est la « descente aux enfers »...
A mesure que l’enfant grandit, il fait preuve de plus de sévérité et ce, jusqu'à devenir violent.
Ses accès de colère répétés terrorisent son fils qui le craint d’abord, le fuit ensuite et finit par le nier.
Ainsi le jeune Sylvan, en quête d’identité « propre », s’échappe chaque nuit pour se recueillir sur les tombes de sa mère et de sa sœur sur la route de Poligné, derrière la Chapelle de la Croix. Il implore le Seigneur d’apporter « paix à leurs âmes » et de le faire devenir "femme", afin d’expier ce qu’il croit être sa faute. Voyant ses prières adressées à Dieu sans réponse et influencé par la lecture de quelques "Gothic Tales", il décide de s’initier à la magie noire et finit par invoquer... Le Diable !
C’est ainsi qu’il mène une adolescence chaotique et tourmentée, se construisant dans l’amour du mal et la haine du mâle...
Un homme pourtant dérogera à la règle : le frêle Mr Lawrence, son précepteur, dont il tombe follement (mais secrètement) amoureux.
Ce dernier l’initiera à la littérature et lui fera découvrir ses auteurs de prédilection : Walpole, Radcliffe, Stocker, Sade, Lewis et bien d'autres...
Les années passent. Notre « écorché » quitte l’adolescence plus sombre et plus passionné que jamais.
La présence jusqu’alors réconfortante de la brave Odette qui, enfant, lui apprenait à cuisiner, coudre et jardiner, devient insoutenable lorsqu’il découvre son corps de truie laiteuse sous celui de l’intouchable Lawrence dans le lit de son père, à l’instant même où celui-ci, empreint de culpabilité, se pendait haut et court dans la Chapelle de la Croix, léguant, par testament, l’ensemble de sa fortune à son fils.
Libéré par la mort de son père mais bouleversé par la perte de son amour, Sylvan veut fuir mais… sentant une fois de plus son âme prisonnière de son corps et son corps, de la vie, il se jette, désespéré, dans l’écluse du « Gai lieu ».
Malencontreusement récupéré par les ventelles, il est sauvé de la noyade par le Maire de St-Senoux alors en promenade sur le "Youpi", sa péniche.
Après une courte période de repos au Centre de Soins et de Convalescence de La Pierre Blanche, il décide de prendre d’assaut la capitale et de laisser derrière lui son tumultueux passé.
S’en suit une vie « normale » de débauche parisienne, une décadente routine de stress et de strass...
Lui qui se croyait « mort », côtoie le monde de la nuit, du sexe, de la drogue… bref, le monde du spectacle vivant.
Sa rencontre décisive avec «Nosfera Q. la Vamp », patron(e) orphelin(e) du cabaret « Dark Ula », lui permet d’intégrer une revue transformiste et de briller dans un incroyable numéro d’exorcisme improvisé. Par la suite, avec l’aide de la médecine et le soutient de son amie Josy (rencontrée dans des circonstances improbables en janvier 2006 à St-Germain-le-Fouilloux), il se fait opérer et devient ENFIN « Sylvanie » !
Un soir de printemps, alors que le manager de Josy est venu voir le spectacle sur les conseils de cette dernière, il a LA révélation : Sylvanie est LA partenaire idéale pour la nouvelle tournée de Josy.
"Veux-tu nous faire le plaisir et l’honneur d’incarner Orphélia, ma chérie ?" lui demande-t-il alors, "Orphélia de Winterzeit. C'est chic, non ? Ça t’irait comme un gant..."
C’est par une chaude nuit de mai de 2006, dans l’une des loges grenat du Cabaret « Ula », que le trans’ Sylvanie, artiste pas si maudit, poussa son premier « cri »... de joie.
* le 2 pour être précis, comme David Beckhaaaaaam !
Les "Toxic Fantasticks", duo perché avec Billy Lasniff et Scarole et ses mille feuilles :
Billy Lasniff : Né en 1981 à Liverpool, Billy Lasniff est un jeune garçon réservé, solitaire et lunaire. Souffre douleur d'une classe où tout le monde l'appelle « la tanche » et le brime, il rêve, seul au fond de la salle, à une vie glorieuse où les autres le craignent et ne lui font plus peur.
Comme il l'attend ce jour où il répondra du tac o tac à une vanne de Steeve Parker, la terreur du collège !
Persuadé qu’un changement radical va finir par survenir, il se met à sortir jour et nuit pour affronter ses peurs, la vie, les autres...
Par une nuit froide de février, Billy, égaré dans une banlieue malfamée de Liverpool, se fait alpaguer par un vendeur de «farine».
Naïf et friand de nouvelles expériences, Billy déguste alors son premier "sniff"... sans éternuer !
Le ventre dénoué, les membres assouplis, le cœur léger et le regard vif, il s’élance dans la ville et fait la tournée des bars où il met une ambiance de folie : on l’acclame partout et on refuse de le laisser partir !
Alors qu'il redescend de son nuage, Billy comprend qu'à compter de cet instant, il n'est rien sans la "poudre magique". Il intègre donc pendant trois ans - au prix de quelques incarcérations - le trafic de coca... euh... cola bien sûr... et gravit peu à peu les échelons du deal, jusqu'à devenir grossiste en la matière et "descendre" suffisamment de "poudreuse" pour qu'on lui donne le surnom de « Lasniff ».
Sa vie sociale se révèle à la hauteur de ses espérances : il est un homme respecté, son succès grandit, il est très demandé.
Cependant, le manque d’amour finit par se faire sentir. Sa surexcitation et son hyperactivité font de lui un piètre amant. Il traverse une longue série d’échecs amoureux avant de rencontrer la pièce manquante à son puzzle, son alter ego, sa moitié : Scarole.
Invité à une soirée chez Steeve Parker - désormais bras droit de Lasniff - Billy rencontre au milieu d’une pièce embrumée, une jeune fille qui pour se sentir plus « free », se console dans la fumette.
Plein d’empathie pour elle, il veut la découvrir. Elle le charme comme personne car sa douceur l’apaise.
Dans cette relation où chacun révelera par sa substance, la substance de l'autre, tout le monde finira par trouver un équilibre. Scarole enfin lui parlera d’un concept qu’elle connaît appelé "catch-impro".
Leur aisance dopée et leur inconscience des limites et du danger aquise gâce aux plantes, leur permettront de fonder ensemble un duo de catcheurs amoureux et téméraires et de partir pour la France afin de vivre leur amour... sous les projecteurs !
"Illuminés", ils donnent à voir leurs hallucinants et interminables voyages (de noces ?) en criant leur amour entre huit cordes aux quatre coins de la planète.
Les « TOXIC FANTASTICKS » sont aujourd'hui parmi les plus redoutés des catcheurs européens (Données Insee 2007).
Scarole : Scarole a été découverte sous une feuille de salade, à Sheffield, en Angleterre, par les enfants de Monsieur et Madame BATAVIA, venus récolter leur production de cannabis dans les terres familiales.
Avant de ramener ce nouveau né aux yeux pétillants, ils fument pour se relaxer une cigarette issue de leur récolte.
Scarole respire donc très tôt les exhalaisons de ce produit toxique. Elle grandit dans cette famille et s’adonne de plus en plus à ce « remède » qui lui permet de vivre, de tenir debout et de se révéler aux autres.
In Primary School, elle écrit des histoires où des fées vertes permettent à de belles jeunes filles de réaliser toutes sortes d’exploits grâce au « kif », doudou qui rend possible toutes les extravagances (planer, devenir aussi haute qu’une herbe, obtenir toutes les richesses, rencontrer un amoureux...).
In Middle School, elle rencontre une adolescente qui deviendra sa meilleure amie. Marie-Jeanne et Scarole apprennent alors le jardinage. Les deux jeunes filles se passionnent pour la culture du chanvre : elles utilisent les fibres pour en faire des vêtements et accessoires qu’elles vendent l’été sur les marchés.
In High School, tout en continuant à s’envaper, Scarole étudie, en prenant son temps, certes, mais en élargissant son champ de connaissances sur la botanique. Elle est stupéfaite d’apprendre que le cannabis, qu’elle consomme depuis sa plus tendre enfance, est considéré comme une drogue dans la plupart des pays européens. Sa douceur, sa bonhomie, sa sérénité et son calme ne seraient en fait dûs qu’à l’absorption de cette substance ?
Déçue, Scarole se promet de ne plus se « droguer ». Marie-Jeanne, sa fidèle amie, la détourne de ses idées noires en lui proposant une taffe et en l’emmenant à la Bigornette, guinguette aux bords du Trent. Scarole s’amuse beaucoup dans cette soirée qui a pour thème les coutumes françaises. Elle assiste à son premier « catch impro » et elle« kiffe » (comme disent les frenchies).
At University, elle s’oriente dans une formation de pharmacienne où elle étudie les effets de la morphine, de l’opium et autres narcotiques qu’elle tient à tester avant de faire ses préparations.
C’est pendant cette période que les liens entre Marie-Jeanne et Scarole deviennent de plus en plus ambigus. Cette expérience lui permet de faire son choix : elle veut toujours fumer de la marie-jeanne mais ne veut pas être défoncée par elle. Elles restent toutefois amies et partent fêter la fin des examens à Liverpool chez le nouveau petit ami de Marie-Jeanne : Steeve Parker.
Toutes poudrées et apprêtées de barrettes, assises sur les banquettes, elles sont en train de pipailler lorsque Scarole aperçoit au milieu de la brume le plus bel homme qu’elle n’ait jamais rencontré.
Elle tombe instantanément sous le charme de Billy (dit « La Sniff ») : sa vivacité la surprend, son entrain la fait rire, son hyperactivité la shoote et il est si magnifique qu’elle en tombe de la banquette.
Au cours de leur enivrante discussion, Scarole raconte à Billy la soirée catch impro de la Bigornette.
Après s’être renseignés sur le concept, ils décident de se lancer : ils partent en France et forment le duo vaporeux à la fois dur et doux des « TOXIC FANTASTICKS». Le catch devient alors une came, il leur en faut toujours plus.
William Dunce : Né en 1989, d’une famille aisée de la banlieue londonienne, il aura eu une enfance classique et confortable.
C’est en 1998 alors que William n’a que 9 ans que sa mère divorce pour se mettre avec son amant. Il rencontrera alors son désormais demi frère. L’acceptation difficile de ce nouveau père et ce statut de fils unique qui change commencera à perturber son comportement.
Contre toute attente, ses résultats scolaires régressent et son attitude devient « surprenante et incompréhensible» pour reprendre les termes de Mme Wislhom son institutrice de l’époque. Désormais, il se forge cette nouvelle identité, reniant sa famille, contestant tout et n’importe quoi, et se faisant de nouveaux amis. En 2002, alors qu’il est âgé d’à peine 14 ans, sa mère a la bonne surprise de le voir revenir en voiture de police suite à une tentative d’hold up en solitaire dans le supermarché du coin.
Encagoulé, William avait gardé sur lui son t shirt fétiche au motif de tête de mort ce qui l’a rendu reconnaissable par la caissière. Celle-ci n’a eu qu’a appeler sereinement la police, jugeant qu’elle ne risquait rien de celui qu’elle avait gardé tant d’années. Suite à cet événement, sa mère décide donc de l’envoyer dans un nouveau collège privé, il passera désormais ses nuits à l’internat.
Le règlement est beaucoup plus stricte, l’uniforme est obligatoire, et la mixité n’existe pas. Il continuera de se forger sa personnalité en écoutant des groupes de rock et en adoptant l’attitude que lui inspire ses seuls modèles. Ils multiplient les « mauvais coups » dans l’internat en taguant les murs avec cette même phrase : « I want you to die ». Il aura pourtant nier ces faits devant le proviseur, malgré la preuve irréfutable qu’il laissait sur ses copies : la même phrase en guise de signature. En 2003, il interdit à sa mère de venir le chercher le vendredi soir et prétexte qu’il préfère marcher pendant les 4 miles qui séparent le collège de sa maison natale. Il renie sa mère au point que lors d’une réunion parents/professeurs il contacte le producteur d’une de ses idoles de la musique, considérant cette dernière comme son réel et unique père.
En 2005, il fait la rencontre de Chris Cameron avec qui il monte un duo musical. Les répétitions deviennent des excuses pour faire du bruit, boire de la bière et s’afficher comme les rebelles du collège. En 2006, dernière année dans son internat, il est de moins en moins présent en cours. Son but est de se produire avec son groupe « I want you to die » rebaptisé « Fucking off » depuis peu. Les seules occasions qu’il a de jouer dans des pubs sont ratées, il terminera toujours ses shows par une destruction de son matériel et des lieux qu’y l’accueillent. La musique qui était son échappatoire devient compliquée puisque les personne qui s’y intéresse se font de plus en plus rares. Il se conforte alors dans l’idée que le monde est contre lui et écrit une chanson qu’il beugle chaque matin dans les couloirs de l’internat dont le refrain se veut revendicatif "You’re a piece of shit. My mom is a piece of shit. School is a piece of shit and your love is a piece of shit"
Force est de constater que les solutions strictes ne le ramènent pas à la raison, c’est son beau père qui lui proposera avec son frère de faire du catch impro afin qu’il se défoule et dirige sa colère sur d’autres personnes. Les parents, mais aussi les proches, gardent pour espoir que leur petit William redevienne comme avant.